Revue technique
La revue technique est la revue d'une seule question. Le BABOK la range parmi les sept types de revue et la définit en une phrase: une technique formelle portant soit sur une question unique, soit sur une norme, dans laquelle les relecteurs procèdent à un examen attentif du produit de travail avant une séance conjointe tenue pour trancher la matière en question (§10.37.3.2). Des sept, elle est la seule dont l'objet soit une matière plutôt qu'un produit de travail: les six autres demandent avec quelle attention il faut lire ce document, celle-ci demande quelle est la chose qui doit être tranchée. Elle a la cérémonie des revues formelles, planifiée, préparée, tenue en séance, et la portée d'une question unique. Ce qu'elle produit est une décision sur cette question, et le BABOK ne range personne pour l'écrire: c'est la première chose que règle celui qui la convoque.
Objectif
Une revue technique se convoque lorsqu'une chose doit être tranchée et que la réponse doit tenir. La matière est nommée avant la séance, les relecteurs examinent le produit de travail chacun de son côté et la séance se tient pour cette matière seule (§10.37.3.2). Son économie entière vient de là: la préparation est réelle, la séance est formelle et l'une et l'autre portent sur une seule question.
Le BABOK énumère sept objectifs possibles pour une revue (§10.37.3.1), et la revue technique en sert deux, que sa définition nomme l'un et l'autre. Vérifier la conformité à une spécification ou à une norme: la définition la porte en toutes lettres, une technique formelle portant «soit sur une question unique, soit sur une norme», et le singulier fait la technique: une seule norme, plutôt que la conformité générale d'un produit. Trancher un point: la définition dit une séance conjointe tenue «pour trancher la matière en question».
Le cinquième objectif du BABOK en réunit trois: répondre à une question, trancher un point, explorer des options. La revue technique prend celui que sa définition nomme. Les deux autres se règlent ailleurs, et ce qui les sépare est la formalité et la portée plutôt que l'objectif. Une question bornée sur laquelle un auteur bute se pose à un pair disponible et se règle en quelques minutes, ce qui est le terrain de la revue ad hoc (10.37g). Des options encore ouvertes sur un brouillon se pèsent l'une contre l'autre devant le groupe que l'auteur a réuni, ce qui est celui de la revue informelle (10.37d). La revue technique tranche une matière déjà posée, en séance convoquée pour elle seule, devant des relecteurs qui ont examiné le produit avant d'entrer. Des options s'y pèsent en chemin; ce que la séance vise est la décision.
Cinq objectifs lui échappent et les cinq pour la même raison, sa portée. Éliminer des défauts: le BABOK donne cet objectif à l'inspection, nommément, dans la même liste de définitions, «le propos est d'éliminer les défauts et de créer un produit de travail de haute qualité» (§10.37.3.2). Ce qu'une revue technique relève est un écart à la norme en question, et ce qu'elle laisse est une décision sur cet écart; le journal de défauts et la vérification de la reprise appartiennent à l'inspection (10.37a). S'assurer que le produit est complet et exact: la complétude est un jugement sur le produit entier, et l'objet de cette revue est une matière. Le produit entier appartient à l'inspection (10.37a) et à la revue formelle (10.37b). Établir un consensus sur une approche ou une solution: un accord sur une approche porte lui aussi sur l'ensemble, et un livrable qu'une équipe doit approuver relève de la revue formelle (10.37b); l'accord que produit une revue technique porte sur un point. Instruire les relecteurs sur le contenu: une séance convoquée pour une question instruit sur la question. Le produit se parcourt devant un groupe dans une revue formelle (10.37b) ou une revue informelle (10.37d), et il se met sous les yeux de plusieurs lecteurs indépendants dans une revue en circulation (10.37f). Mesurer la qualité du produit: une mesure suppose un journal de défauts, et le BABOK confie la journalisation et la consolidation à l'inspection (10.37a). Wiegers dessine la même gradation dans son tableau 3-2: la collecte et l'analyse des données y sont marquées oui pour l'inspection, «peut-être» pour la revue en équipe et non pour le walkthrough.
Le livrable est la décision sur la matière en question. Elle nomme l'écart, elle dit ce qui change, elle dit qui le porte et pour quand. Il n'en sort ni journal de défauts, ni liste consolidée de trouvailles: ce sont les artefacts de l'inspection (10.37a) et de la revue formelle (10.37b). La séance ne revient pas non plus contrôler que les changements décidés ont été portés: elle a tranché, et le point décidé se suit ensuite au suivi des items (10.26).
Usage
Quand l'utiliser
- Une norme unique est en jeu: la définition du BABOK nomme ce cas, «soit une question unique, soit une norme» (§10.37.3.2).
- Une question précise doit être tranchée: elle est posée avant la séance, et la séance existe pour elle.
- La réponse engage plusieurs compétences: juridique, architecture, métier, réunies une fois autour du même point.
- Les relecteurs peuvent examiner le produit seuls avant la séance: la définition en fait la condition de la technique.
- La décision doit tenir par écrit: elle porte un écart, un propriétaire et une date.
- Un point bloque une approbation: la revue est formelle, et une approbation a besoin de quelque chose sur quoi se poser.
Quand ne pas l'utiliser
- Le produit entier doit être passé au crible (défauts, complétude, exactitude): une inspection (10.37a) journalise les défauts et vérifie la reprise; une revue formelle (10.37b) consolide en équipe ce que chacun a trouvé seul.
- La question est ouverte et le document est un brouillon: les options se pèsent dans une revue informelle (10.37d), et une question bornée se pose à un pair dans une revue ad hoc (10.37g).
- Une lecture compétente suffit et aucune séance ne se justifie: un desk check (10.37e) met un relecteur devant le document et la norme; une revue en circulation (10.37f) en met plusieurs, chacun de son côté.
Description
La taille de la question
Le BABOK ne donne aucune étape à cette technique. Ce qui décide du résultat tient dans la manière dont la matière est posée, et cela se joue avant que personne n'entre dans la salle.
Poser une seule matière
«Notre modèle de données respecte-t-il la nLPD?» est un programme de travail. «L'entité Client du modèle de données respecte-t-elle l'art. 6 nLPD, finalité et proportionnalité, et l'art. 5 let. c sur les données sensibles?» est une matière: elle s'instruit, elle se tranche et une séance y suffit. Une matière tient dans une phrase interrogative, ce qui la distingue d'un ordre du jour.
Nommer la norme par ses articles
ISO/IEC 20246 décrit la revue technique comme celle qui «identifie les écarts par rapport aux spécifications et aux normes» (§3.18), et un écart se mesure contre un texte plutôt que contre une intention. La norme entre en séance avec ses numéros d'article et tient lieu de liste de contrôle pendant la préparation.
Choisir les relecteurs sur la compétence
L'IEEE parle d'une équipe de personnes qualifiées (§3.7), l'ISO d'une équipe de personnes techniquement qualifiées (§3.18): ce qui fait entrer dans la salle est la compétence sur la matière. Le BABOK relève par ailleurs qu'un supérieur hiérarchique participe parfois à une revue en raison de son expertise et que le modérateur veille alors à préserver la franchise des échanges (§10.37.3.3).
Exiger l'examen préalable
La définition du BABOK repose entièrement dessus: les relecteurs procèdent à un examen attentif du produit de travail avant la séance conjointe. L'IEEE en fait une obligation pour son propre instrument: chaque membre de l'équipe de revue doit examiner le produit avant la réunion, et le meneur de revue doit vérifier que les membres sont préparés, quitte à trouver un remplaçant ou à repousser la séance (§5.5.5). Une séance où personne n'a lu se met à lire, et une lecture en salle est une autre technique.
Où se situe la revue technique
Le BABOK liste ses sept types de revue par formalité décroissante et qualifie les trois premiers de techniques formelles, les quatre suivants de techniques informelles (§10.37.3.2). Deux questions binaires traversent ce classement: la séance est-elle planifiée, le relecteur examine-t-il le produit seul avant de parler? La revue technique répond oui aux deux, exactement comme l'inspection (10.37a) et la revue formelle (10.37b). Les trois revues formelles portent la même signature: sur l'axe, la revue technique se tient du côté formel, planifié, préparé, et ce qui la sépare de ses deux voisines se lit ailleurs. Wiegers marque ces deux activités pour six des sept types (tableau 3-1); la revue technique, absente de son spectre, tient ses deux oui du BABOK lui-même, qui la décrit comme un examen individuel attentif préalable à une séance conjointe.
Le même nom chez l'IEEE et chez l'ISO
Le BABOK donne lui-même à cette revue son autre nom, revue technique, que portent les deux normes du domaine. Il vaut la peine de lire ce qu'elles en disent, parce que leur instrument est plus large que celui du BABOK.
ISO/IEC 20246 définit la revue technique comme une revue par les pairs, formelle, conduite par une équipe de personnes techniquement qualifiées, qui examine l'aptitude du produit de travail à l'usage prévu et identifie les écarts par rapport aux spécifications et aux normes (§3.18); elle la range parmi les types de revue qu'elle définit (§5.3). La même norme définit une revue formelle comme une revue qui suit un processus défini et produit une sortie documentée formelle (§3.5): c'est de là que vient la trace, et l'ISO le dit de son propre instrument. L'IEEE 1028 donne la même définition, du produit logiciel (§3.7), et va plus loin: quatre rôles doivent être établis pour une revue technique, décideur, meneur de revue, rapporteur et relecteur technique (§5.2).
C'est là que les deux traditions se séparent. L'objet de la revue technique de l'IEEE est le produit logiciel dans son ensemble, son aptitude à l'usage prévu; l'objet de celle du BABOK est une question ou une norme. La revue de l'IEEE recommande et fait remonter; celle du BABOK tranche la matière en question. L'IEEE exige quatre rôles, dont un rapporteur; le BABOK indique qu'un animateur peut être utile pour la revue technique et ne range pas de scribe parmi ses rôles applicables (tableau 10.37.1). Deux instruments portent le même nom, si bien qu'une équipe qui parle de revue technique doit préciser laquelle des deux définitions elle suit.
Ce que la séance produit
Les trois revues formelles du BABOK se lisent dans leurs trois définitions, en une phrase chacune, et elles ne produisent pas la même chose (§10.37.3.2).
| Inspection (10.37a) | Revue formelle (10.37b) | Revue technique (10.37c) | |
|---|---|---|---|
| Ce qui est en revue | Le produit de travail | Le produit de travail | Une question unique ou une norme |
| Ce que fait la séance conjointe | Elle consolide en équipe les défauts que chaque relecteur a journalisés seul | Elle consolide en équipe, par les mêmes activités, ce que chacun a trouvé seul | Elle tranche la matière en question |
| Ce qu'elle laisse derrière elle | Un journal de défauts et un suivi destiné à s'assurer que les changements ont été faits | Un jeu consolidé de trouvailles | Une décision sur la matière en question |
Qui anime, qui consigne
Le BABOK attribue à chaque rôle de revue les techniques auxquelles il s'applique (tableau 10.37.1). Pour l'animateur, il inscrit l'inspection (10.37a) et le walkthrough formel, qu'il appelle par ailleurs revue d'équipe, soit la revue formelle (10.37b), puis: «peut être utile pour la revue technique». Pour le scribe, il inscrit l'inspection (10.37a) et les walkthroughs formel et informel, soit la revue formelle (10.37b) et la revue informelle (10.37d), et la revue technique n'y figure pas.
Le BABOK ne rapproche pas ces deux lignes. Le rapprochement vaut pourtant d'être fait, parce que la revue technique est celle des sept qui existe pour produire une décision. L'animateur, dans ce même tableau, a de surcroît pour tâche de valider que les relecteurs ont examiné le produit de travail avant le début de la séance, la propriété même sur laquelle repose la définition de la revue technique, qui les décrit examinant le produit avant la séance conjointe. L'obligation sur laquelle la définition repose est celle que le BABOK loge dans le rôle dont il dit seulement qu'il peut être utile pour cette revue.
Ce qu'il faut en faire se décide avant la séance et tient en deux nominations. Celui qui convoque une revue technique nomme la personne qui écrira la décision, parce que la décision est le livrable et qu'un livrable a un auteur. Et il nomme quelqu'un pour valider que les relecteurs ont lu, parce que la technique entière tient sur cette lecture.
Les pièges
Élargir la matière en séance
La séance a été convoquée pour une question, les relecteurs ont préparé cette question et une deuxième arrive à l'ordre du jour parce que tout le monde est là. Elle n'a été instruite par personne, et la séance ne peut trancher que ce qui a été instruit. Une matière qui arrive en cours de séance repart en préparation ou change de revue.
La prendre pour une inspection
Elle est formelle, elle est préparée, elle tient séance, et il est facile d'en conclure que le produit a été passé au crible. Ce qui a été examiné est seulement ce que la matière appelait. La preuve qu'un produit entier a été examiné défaut par défaut, avec une vérification de la reprise, se fabrique dans une inspection (10.37a).
Sortir de séance sans propriétaire ni date
«On est d'accord qu'il faut retirer cet attribut» est un accord, et il vit trois semaines. Une décision porte un propriétaire et une échéance, et elle entre dans le suivi des items (10.26) le jour même. C'est la seule chose qui distingue une décision d'une opinion partagée.
Laisser la norme à la porte
Une séance qui débat de ce que la norme veut dire n'a pas préparé la norme. Le texte, ses articles et ses alinéas sont sur la table, et le désaccord porte alors sur le produit plutôt que sur le droit.
Considérations IA
La matière d'une revue technique est une confrontation entre deux textes, un produit de travail et une norme, et c'est un travail qu'un grand modèle de langage fait vite et bien. C'est aussi la revue de la famille où le rôle du modèle est le plus facile à surestimer, parce qu'elle produit une décision et qu'un modèle produit une réponse.
Préparer la confrontation
Passer les 24 attributs d'une entité contre les finalités déclarées, marquer ceux qui n'en ont aucune, relever ceux qui relèvent d'une catégorie particulière du texte: c'est mécanique, c'est fastidieux, c'est exactement ce qu'un modèle rend en quelques minutes. L'heure des relecteurs se dépense alors sur les cas litigieux plutôt que sur le tri.
Coller le texte de la norme dans le contexte
La nLPD est entrée en vigueur le 1er septembre 2023 et la numérotation des articles a changé. Un modèle qui répond de mémoire répond souvent sur l'ancienne loi, avec l'aplomb de la nouvelle. La norme se colle dans le contexte, article par article, et la réponse se vérifie contre elle.
La décision reste humaine
La séance existe pour prendre une décision qui engage l'organisation, et une décision engage quelqu'un. Un modèle qui écrit «cet attribut devrait être retiré» a produit une recommandation, et la valeur de la revue technique tient à ce qu'elle produit autre chose: un point tranché, par des gens nommés, à une date.
L'examen préalable reste à faire
Une liste de trouvailles bien tenue, sortie d'une machine, fait ressembler à une séance préparée une séance où trois personnes découvrent le sujet. La définition de la technique repose sur le fait que les relecteurs ont examiné le produit, et personne ne peut valider cela à leur place.
La protection des données
Un modèle de données qui porte une donnée de santé ne se colle pas dans un modèle public: c'est une question de nLPD avant d'être une question de productivité, et la règle de l'organisation, quel modèle, quelles données, hébergé où, se tranche avant la séance plutôt que pendant.
Exemples
Ce que produit une revue technique est la résolution écrite de la matière en question.
| Matière en jeu | L'entité Client du modèle de données respecte-t-elle l'art. 6 nLPD (finalité, proportionnalité) et l'art. 5 let. c (données sensibles)? |
|---|---|
| La norme | nLPD, art. 5 let. c (données sensibles), let. f (profilage) et let. g (profilage à risque élevé); art. 6 al. 2, al. 3 et al. 7; art. 7 (protection des données dès la conception et par défaut) |
| Relecteurs | Le conseiller à la protection des données, l'architecte de données, la responsable produit du programme de fidélité |
| Examen préalable | Chacun a confronté seul les 24 attributs de Client aux finalités déclarées du programme |
| Constat | 3 attributs sur 24 sans finalité déclarée: date_naissance_conjoint, revenu_estime et etat_sante_declare, qui est une donnée sensible au sens de l'art. 5 let. c |
| Décision de la séance | etat_sante_declare et date_naissance_conjoint sortent du modèle. revenu_estime reste: sa finalité est déclarée. C'est une donnée inférée, donc un profilage au sens de l'art. 5 let. f, qui nomme la situation économique, et la séance le tient pour un profilage à risque élevé; le consentement exprès entre au parcours d'inscription (art. 6 al. 7 let. b). Le modèle est conforme une fois les trois changements portés. |
| Suite | Portée par l'architecte de données, échéance au 31 août, suivie comme item ouvert |
La séance a été convoquée pour une question, et elle s'est terminée par une réponse: trois attributs, trois décisions, avec un propriétaire et une date. Deux d'entre elles retirent une donnée du modèle. La troisième en conserve une et ajoute au parcours d'inscription le consentement exprès que l'art. 6 al. 7 let. b nLPD demande pour un profilage à risque élevé effectué par une personne privée, ce qu'est le détaillant. Le jugement porté sur le risque du profilage est la matière même que la séance avait à trancher.
Les trois relecteurs étaient entrés préparés, et une séance a suffi. La revue ne revient pas contrôler que les trois changements ont été portés au modèle: elle a tranché, et le point reste ouvert jusqu'à sa clôture, suivi au suivi des items (10.26).
Visualisations
Le spectre de formalité est un objet spatial: sept types placés sur un axe, deux marques par case. Il situe sans départager: les trois revues formelles y répondent oui aux deux questions. La figure enseigne la position de la revue technique du côté formel, planifié, préparé. Un axe et des positions ne se rendent pas en cellules, donc il est dessiné.
Ce qui sépare la revue technique de ses deux voisines est sa portée, et une portée se lit en comparant trois définitions terme à terme. Ce qui est fait de lignes et de colonnes se rend en cellules. Les trois colonnes viennent d'une source unique, le §10.37.3.2 du BABOK, et la légende du tableau le dit à l'endroit où il faut le dire, dans le tableau.
L'artefact produit est le procès-verbal d'une revue technique, avec la matière, la norme, le constat et la décision. Le choix entre les sept revues appartient à la technique parente (10.37), qui existe pour cela.
Coût
| Phase | Niveau | Justification |
|---|---|---|
| Préparation | Moyen | La matière est posée et la norme nommée avant la séance, et chaque relecteur examine seul le produit de travail: le BABOK l'inscrit dans la définition même de la technique (§10.37.3.2). La préparation est réelle et elle est payée, mais elle porte sur une question plutôt que sur un produit entier. |
| Exécution | Moyen | Une séance formelle, plusieurs personnes dans la même salle au même moment, une seule matière à l'ordre du jour. Le coût est celui de la séance multiplié par le nombre de relecteurs, et il est borné par la portée. |
| Documentation | Moyen | La décision est le livrable: elle se rédige, elle nomme un écart, un propriétaire et une échéance, et le point ouvert entre dans le suivi des items (10.26). Le BABOK ne range pas de scribe parmi les rôles applicables à cette revue (tableau 10.37.1), donc quelqu'un est nommé pour écrire et son temps est payé. |
Outils
La revue technique demande trois choses: le texte de la norme avec ses numéros d'article, le produit de travail dans une forme où chaque relecteur peut l'annoter seul et un endroit où la décision vit après la séance. La première est un document, la deuxième est l'outil dans lequel le produit a été fabriqué, la troisième est le suivi des items (10.26).
La norme tient lieu de liste de contrôle pendant la préparation, article par article, contre le produit. Un tableau de correspondance entre les articles du texte et les éléments du produit, tenu dans un tableur ou dans l'outil de gestion des exigences, est ce qui rend une séance d'une heure possible: chaque relecteur y arrive avec la même grille, et la séance porte sur les cases où les trois lectures divergent.
Les plateformes de relecture et les fils de commentaires sont l'outil naturel de l'examen individuel, chacun de son côté. La séance, elle, se tient: elle existe pour trancher, et une décision se prend là où les gens sont. Le jour où l'échange se fait entièrement par écrit et qu'aucune séance ne se tient, c'est une revue en circulation (10.37f), et le BABOK relève que des commentaires échangés par messagerie peuvent produire beaucoup de messages à traiter, ce qui rend difficile pour l'auteur la résolution des désaccords (§10.37.4.2).
Sources
- IIBA, A Guide to the Business Analysis Body of Knowledge (BABOK Guide) v3, §10.37 Reviews (§10.37.3.1, les sept objectifs; §10.37.3.2, les sept types; §10.37.3.3, les participants; tableau 10.37.1, les rôles; §10.37.4.2, les limitations).
- Karl E. Wiegers, Peer Reviews in Software: A Practical Guide, Addison-Wesley, 2002, chapitre 3, «Peer Review Formality Spectrum» (tableau 3-1, activités par type de revue; son spectre compte six méthodes et ne comprend pas la revue technique).
- ISO/IEC, ISO/IEC 20246:2017, Software and systems engineering: Work product reviews (§3.5, la revue formelle; §3.18, la revue technique; §5.3, les types de revue).
- IEEE, IEEE Std 1028-2008, IEEE Standard for Software Reviews and Audits (§3.7, la revue technique; §5.2, les rôles; §5.5.5, la préparation).

