BPMN: le standard eCH de l'administration publique suisse
L'administration publique suisse modélise ses processus en BPMN sous trois standards de l'association eCH. eCH-0140 impose la notation et dit ce qu'une description de processus doit documenter. eCH-0074 pose les principes de la modélisation graphique. eCH-0158 fixe les conventions élément par élément, avec une annexe pour la modélisation des prestations et une autre pour la palette analytique. Ce chapitre présente les trois documents, la palette qu'ils retiennent et son rapport aux classes de conformité de l'OMG.
Les standards eCH sont des standards suisses de cyberadministration. Chacun des trois documents de ce chapitre déclare le même statut: approuvé par le comité d’experts, il a force normative dans le domaine d’application et le champ de validité qu’il définit1. Ce domaine est l’administration publique suisse, et les mandats de l’administration imposent en règle générale ces conventions aux prestataires qui modélisent pour elle. Un modèle écrit ailleurs en reste libre. Les lire garde pourtant son intérêt: elles montrent ce qu’une grande organisation obtient en restreignant une notation qui laisse ouvertes un grand nombre d’options.
Ce chapitre emploie trois modèles complets et indépendants, un par figure: les trois sujets qu’ils servent, la palette descriptive, la palette analytique et la vue de coopération, ne s’emboîtent pas.
Le corpus de référence est allemand: les formulations françaises sont notre traduction et les numéros de clause sont ceux des documents allemands.
Les trois documents
eCH-0140 est le standard de tête. Il fixe les prescriptions pour la description uniforme et la représentation graphique des processus de l’administration publique suisse, puis désigne son lectorat: responsables de processus, gestionnaires de processus et architectes d’entreprise2. Publié le 12 avril 2012, il porte le degré de maturité répandu, c’est-à-dire employé par un grand nombre de services de l’administration3.
eCH-0074 est rangé parmi les aides à la mise en œuvre4. Il expose les principes généraux de la modélisation graphique des processus métier et facilite le classement méthodique des autres standards de documentation eCH, eCH-0158 en particulier, dans le contexte de la transformation numérique. Il vise les architectes d’entreprise, les business analystes, les gestionnaires de processus, les responsables de processus et les équipes de processus5.
eCH-0158 porte les conventions elles-mêmes. Il unifie l’application de BPMN, normalisé comme ISO 19510:2013, pour la représentation graphique des processus de l’administration publique suisse, et restreint délibérément le nombre de types de diagrammes et de symboles afin d’en diminuer la complexité6. Deux annexes l’accompagnent, l’une sur la modélisation des prestations, l’autre sur la palette de symboles étendue pour la modélisation analytique7.
eCH-0158 v1.2 et eCH-0074 v2.2 datent du même jour, le 5 juin 2020; eCH-0140 les précède de huit ans. Là où les deux se recouvrent sur les conventions BPMN, eCH-0158 est la version actuelle. Le décalage se lit dans les renvois: eCH-0140 cite eCH-0074 sous son titre d’alors, Geschäftsprozesse grafisch darstellen - Der Einsatz von BPMN aus Geschäftssicht, que la version 2.2 a remplacé par Grundsätze zur grafischen Modellierung von Geschäftsprozessen8.
eCH-0158 range son propre voisinage en quatre familles: un cadre conceptuel, eCH-0138, qui décrit tâches, prestations, processus et structures d’accès; des prescriptions de description, dont eCH-0140; des aides à la mise en œuvre, dont eCH-0074; enfin une bonne pratique, la carte des tâches eCH-01454.
eCH-0140: la description et la notation
eCH-0140 tient en deux exigences, une liste et une notation.
La liste est celle des caractéristiques de description, dont le standard fixe la structure: chaque caractéristique porte un numéro, un nom, une explication assortie d’un exemple, une occurrence qui la déclare requise ou optionnelle, enfin une source renvoyant aux standards existants. Les utilisateurs peuvent l’étendre, en s’accordant au préalable avec le groupe spécialisé eCH compétent9.
La notation est imposée: les diagrammes de processus et de sous-processus sont saisis selon le standard neutre en produits Business Process Model and Notation, version 2.0. La même clause resserre encore: pour la documentation métier des processus, c’est le type de diagramme collaboration qui s’emploie10. L’OMG en définit quatre, dont les diagrammes de chorégraphie et de conversation; la prescription suisse en retient un.
Le processus local et le processus de coopération
eCH-0140 distingue quatre perspectives sur un processus administratif: la vue interne d’une unité sur les processus de son domaine de compétence, la vue collaborative entre organisations tournée vers la coordination d’acteurs autonomes, la vue du bénéficiaire sur ses démarches auprès des autorités, enfin la vue du bénéficiaire sur son propre processus, d’où il interagit avec elles11.
Les deux premières reçoivent un nom. Le processus local est la vue de l’intérieur vers l’extérieur, celle par laquelle un service se donne la maîtrise de ce qui relève de sa compétence12. Le processus de coopération, que le standard appelle aussi processus public en accord avec BPMN, décrit d’une perspective de pilotage commune le jeu des acteurs locaux dans la production coopérative d’une prestation. Vue de là, les processus locaux de production sont des boîtes noires. Seuls doivent être rendus transparents les éléments de prestation, les déroulements, les transitions de traitement et les participants nécessaires à une collaboration réglée13.
eCH-0074: les huit principes
eCH-0074 demande d’abord que les buts de la modélisation soient définis dans le cadre de la gestion des processus métier de l’unité administrative. La description métier des prestations et la représentation graphique des processus sont durables lorsqu’elles sont ancrées stratégiquement et opérationnellement dans cette gestion, dont la direction assume la responsabilité. Les processus administratifs doivent satisfaire simultanément des buts de légalité, stratégiques et d’exploitation14.
Viennent ensuite les principes de modélisation, huit clauses de §2.2.1 à §2.2.8. Le document les rattache pour l’essentiel aux recommandations de modélisation d’Algermissen; chacun se termine sur un conseil de praticien15.
| clause | principe | ce qu’il exige |
|---|---|---|
| §2.2.1 | justesse | une saisie et une représentation métier exactes, une application sans faute de la syntaxe |
| §2.2.2 | pertinence | tout élément représenté est pertinent pour le but de la modélisation, tout élément pertinent est représenté |
| §2.2.3 | économie | le choix d’une méthode se justifie par le bénéfice attendu, la tenue à jour ayant un coût |
| §2.2.4 | clarté | des modèles clairs, lisibles et compréhensibles d’emblée du côté métier |
| §2.2.5 | comparabilité | une méthode unique, qui rend comparables des processus de structure voisine |
| §2.2.6 | adéquation et proportionnalité | un but de modélisation consigné explicitement, un degré de détail qui s’y adapte |
| §2.2.7 | exhaustivité | saisir l’ensemble des processus de l’unité, en commençant par les processus clés |
| §2.2.8 | règles et conformité à la méthode | une modélisation uniforme et un règlement BPMN interne à l’organisation |
Le chapitre sur le style tire de la justesse, de la clarté, de la comparabilité et du règlement interne ce qui touche l’écriture d’un diagramme, et le chapitre sur les niveaux rattache le principe d’adéquation au choix d’un niveau de modélisation.
Un troisième chapitre traite de la mise en œuvre des modèles métier en flux de travail. La composante de flux de travail des systèmes de gestion des affaires (GEVER) repose sur un petit nombre de briques d’activité normalisées: pour traitement, pour visa, pour prise de position, pour approbation. Mettre en œuvre un processus documenté revient à lui affecter ces briques génériques puis à implémenter le résultat comme modèle de processus. Le document pose la question qui en découle: le rapport entre le modèle métier et sa traduction en flux de travail, et la façon de rendre compte de l’écart16.
eCH-0158: la structure des conventions
Le standard s’ouvre sur son positionnement et se ferme sur quatre motifs de processus.
Le chapitre 2 rassemble les conventions générales: numérotation, description, représentation, règles de gestion. Le chapitre 3 traite les éléments BPMN un par un, sous une grille de lecture constante: une description avec le symbole, les variantes du même élément, les conventions de nommage qui complètent le chapitre 2, les attributs requis et optionnels, enfin les conventions de modélisation, illustrées d’un exemple conforme et d’un non conforme17. Le détail de ces conventions appartient au chapitre sur le style et les erreurs fréquentes, qui les met en regard de la méthode de Silver. Le standard s’adresse aux personnes qui modélisent, documentent et doivent comprendre des processus, et vise la circulation des modèles par delà les frontières des unités d’organisation et des institutions18.
Un modèle simplement valide au sens de l’OMG écrirait la même chose autrement: il pourrait typer les tâches en tâches utilisateur, développer le sous-processus sur place, faire tomber les deux issues directement sur la notification sans passerelle de fusion, laisser les sorties de la division sans étiquette et remplacer la minuterie par une tâche d’attente.
Les quatre motifs de processus
Le chapitre 4 propose quatre motifs prescrits pour des déroulements récurrents.
La procédure de rappel à plusieurs degrés démarre à l’échéance d’un délai ordinaire et se termine par la réponse du partenaire ou par un abandon après le dernier degré. Le motif préfère une activité « déterminer la suite à donner », qui tranche sur la base de règles de gestion, à la représentation de chaque degré19. La conduite d’une séance répartit la préparation et la participation sur des pools distincts; la séance redevient visible en modélisant verticalement les participations, réunies dans un groupe Séance20. Les deux dernières sont des boucles de contrôle: lorsque le retour porte les mêmes données, la boucle revient en amont de l’événement de message, puisque le document corrigé ne peut être contrôlé qu’une fois arrivé21; lorsqu’il porte des données différentes, le contrôle recommence à chaque arrivée de pièces, qui ne sont pas nécessairement celles demandées22.
La palette descriptive et les sous-classes de l’OMG
eCH-0158 limite ses conventions au niveau descriptif et décrit ce niveau comme la vue métier du processus23. L’OMG définit de son côté une sous-classe de conformité descriptive, dont le tableau 2.1 énumère les éléments et les attributs, puis une sous-classe analytique, qui contient toute la première et y ajoute les éléments du tableau 2.224. Les deux échelles portent des noms voisins et mesurent des choses différentes, comme le rappelle le chapitre sur les niveaux de modélisation: une sous-classe engage un outil, un niveau oriente un modélisateur.
Le tableau ci-dessous met la palette du chapitre 3 de eCH-0158 en regard de la sous-classe où l’OMG range chaque symbole.
| élément et variantes selon eCH-0158 | ligne des tableaux de l’OMG | sous-classe |
|---|---|---|
| pool ouvert et pool fermé (§3.3) | participant (pool) | descriptive |
| couloir (§3.4) | laneSet | descriptive |
| événement de début neutre, de message, de minuterie (§3.5.1) | startEvent (None), messageStartEvent, timerStartEvent | descriptive |
| événement de début de condition (§3.5.1) | conditionalStartEvent | analytique |
| événement intermédiaire de message, de minuterie et de condition, en capture (§3.5.2) | Catching message / timer / conditional Intermediate Event | analytique |
| événement de fin neutre (§3.5.3) | endEvent (None) | descriptive |
| tâche et sous-processus réduit (§3.6) | task (None), subProcess (collapsed) | descriptive |
| passerelle exclusive et passerelle parallèle (§3.7) | exclusiveGateway, parallelGateway | descriptive |
| passerelle inclusive et passerelle événementielle (§3.7) | inclusiveGateway, eventBasedGateway | analytique |
| flux de séquence (§3.8) et flux de message (§3.9) | sequenceFlow (unconditional), messageFlow | descriptive |
| commentaire (§3.10) et groupe (§3.11) | TextAnnotation, Group | descriptive |
Six symboles admis par le niveau descriptif suisse appartiennent donc à la sous-classe analytique de l’OMG: l’événement de début de condition, les trois événements intermédiaires en capture, la passerelle inclusive et la passerelle événementielle25.
L’écart joue aussi dans l’autre sens. La sous-classe descriptive de l’OMG porte des éléments que le
chapitre 3 laisse à l’annexe 2: la tâche utilisateur et la tâche de service, l’activité d’appel,
l’objet de données, la référence de magasin de données, l’événement de fin de message et l’événement
de fin de terminaison24. Un huitième, le subProcess (expanded), n’est admis nulle part
par eCH: le chapitre 3 exige la vue réduite et l’annexe 2 ne revient pas dessus26.
Les deux listes se recouvrent largement et aucune ne contient l’autre.
L’annexe 2: la palette étendue
L’annexe 2 vient ici avant l’annexe 1, parce qu’elle prolonge la palette qui précède. Elle étend la palette de eCH-0158, standard de modélisation descriptive, à la modélisation créatrice et analytique des processus métier. Elle vise les gestionnaires de processus, les business analystes et les architectes d’entreprise, et déclare le niveau analytique en renvoyant à eCH-007427. Sa grille de lecture est voisine de celle du standard, sans les variantes ni la paire d’exemples, avec un motif de processus en plus par élément; les attributs optionnels y sont donnés comme recommandation de pratique, sans influence sur la conformité au standard ni critère de contrôle associé28.
L’annexe ajoute cinq formes d’activité, la tâche utilisateur, la tâche de service, la tâche de règle métier, l’activité d’appel globale et le sous-processus d’appel global, ces deux dernières dessinées à bord épais29. Elle consacre neuf clauses aux événements, dont trois redocumentent des symboles que le chapitre 3 admet déjà; les six autres apportent l’événement intermédiaire de message en émission, l’erreur de bord interruptive, la minuterie de bord dans ses deux variantes, l’événement de fin de message et l’événement de fin de terminaison, qui marque toujours une fin anormale et termine immédiatement tous les chemins parallèles actifs30. Une dixième clause reprend la passerelle événementielle du chapitre 3 en y ajoutant la règle de non-étiquetage et la mise en garde contre l’interblocage31. Elle ajoute enfin le magasin de données et l’objet de données, chacun avec des associations de données orientées dont la direction dit si l’accès est en lecture ou en écriture32.
Le premier ajout est un retour. eCH-0158 §1.7 justifie sa restriction en renonçant à l’événement intermédiaire de message en émission, au motif qu’un envoi n’est pas automatique du point de vue métier23; l’annexe le rétablit et le laisse au choix du modélisateur, qui peut représenter un envoi par ce symbole ou par un flux de message partant d’une activité33. La tâche de règle métier va plus loin. L’annexe l’emploie pour trancher sur la base de conditions multiples, manuellement par une liste de contrôle ou par un moteur de règles29. Comme le note le chapitre sur les tâches, l’OMG la range hors de ses sous-classes descriptive et analytique, et elle est absente de la troisième, l’exécution commune24. La palette analytique suisse déborde donc la sous-classe analytique de l’OMG d’un symbole.
L’annexe 1: la modélisation des prestations
Un processus a pour but la production d’une prestation. Dans l’administration publique, cette prestation découle d’un mandat légal. Des processus continus par delà les frontières administratives supposent la mise en relation des prestations des services compétents, ce qui fait de l’identification visuelle d’une prestation une information indispensable dans un diagramme BPMN34.
L’annexe rapporte que eCH-0158 n’emploie les degrés de liberté de BPMN qu’à cette fin34. Une prestation se modélise par un élément de message, le long d’un flux d’information: l’objet de données message est marqué en rouge et complété de l’identification et de la désignation de la prestation selon l’inventaire des prestations. L’exemple donné, « décider d’une demande d’autorisation de construire », modélise le processus du point de vue commun d’autorités qui collaborent. L’annexe précise que les prestations se modélisent de la même manière dans un processus local35. Le rouge est ici le seul emploi de la couleur que les documents prescrivent, la convention de représentation demandant par ailleurs d’éviter les couleurs, puis autorisant qu’on en attribue avec retenue selon un concept clair36.
Parmi les attributs optionnels du diagramme, eCH-0158 nomme la prestation fournie selon l’inventaire des prestations et son responsable, à côté de l’état relevé ou visé (IST / SOLL), du propriétaire du processus, de l’auteur, du statut et de la classification37.
Les resserrements de eCH
Le resserrement propre à ce chapitre porte sur le type de diagramme: un seul s’emploie pour la documentation métier, la collaboration10. Chaque pool ouvert porte alors exactement un processus complet, et un pool n’apparaît qu’une fois par diagramme38.
Les quatre autres terrains relèvent de l’écriture d’un diagramme, et le chapitre sur le style et les erreurs fréquentes en porte les clauses: la forme des activités, avec des sous-processus toujours réduits et une tâche comportant un contrôle toujours suivie d’une passerelle; la structure du déroulement, avec une activité obligatoire avant une passerelle exclusive ou inclusive, une fusion obligatoire sur la ligne horizontale de la division et chaque branche menant à un événement de fin; la mise en page, en format paysage A3 au maximum, quinze activités par diagramme au plus, lecture de gauche à droite; enfin le nommage, du diagramme jusqu’au flux de message.
Rien de tout cela ne contredit l’OMG. Chaque clause choisit une option que la spécification laisse ouverte, ce qui est le programme annoncé par le positionnement6. Le seul point où les deux échelles se croisent sans se recouvrir reste la composition des palettes.
Le reste de la référence
Ce chapitre ferme la référence. Les treize précédents documentent la notation elle-même, du premier processus aux diagrammes de chorégraphie et de conversation, et ils restent le recours quand une clause eCH renvoie à un symbole. Les trois chapitres les plus proches sont les niveaux de modélisation pour les classes de conformité, le style et les erreurs fréquentes pour les conventions de nommage et de tracé, enfin les motifs courants pour les assemblages que les motifs de processus du chapitre 4 reprennent.
La fiche sur BPMN situe la technique dans le référentiel de la business analyse, et l’article sur les trois niveaux de modélisation prend le sujet par la décision plutôt que par le symbole.
Notes et références
eCH-0158 version 1.2, Conventions de modélisation BPMN pour l’administration publique, §1.1 « Statut »: approuvé, le document a force normative pour le domaine d’application défini dans le champ de validité fixé. La même formule ouvre eCH-0074 version 2.2 (§1.1), eCH-0140 version 1.0 (§1) et les deux annexes de eCH-0158 (§1.1). Le texte de référence de tous les documents eCH cités ici est allemand; les formulations françaises sont notre traduction. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0140 version 1.0, Prescriptions pour la description et la représentation des processus de l’administration publique suisse, §2 « But »: la description uniforme et la documentation systématique et structurée des tâches, prestations, processus et structures d’accès de l’administration publique comme fondement de la collaboration entre administrations et du développement des relations électroniques avec les autorités en Suisse; la possibilité de représenter aussi bien les rapports internes à une organisation, dits locaux, que les vues coopératives; enfin le lectorat visé, responsables de processus, gestionnaires de processus et architectes d’entreprise. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0140/1.0 ↩︎
eCH-0140 version 1.0, §1 « Statut et degré de maturité »: force normative pour le domaine d’application défini dans le champ de validité fixé, et degré de maturité « répandu », le standard étant employé par un grand nombre de services de l’administration publique suisse. Version du 12 avril 2012. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0140/1.0 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, §1.2 « Positionnement »: les quatre familles de documents disponibles pour la description uniforme des processus de l’administration publique suisse, à savoir a) le cadre conceptuel eCH-0138 pour la description et la documentation des tâches, prestations, processus et structures d’accès, b) les prescriptions de description, dont eCH-0140, c) les moyens auxiliaires, présentés comme des aides à la mise en œuvre, dont eCH-0074, d) la bonne pratique, avec la carte des tâches eCH-0145. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎ ↩︎
eCH-0074 version 2.2, Principes de modélisation graphique des processus métier, §1.2.1 « But »: le document expose les principes généraux de la modélisation graphique des processus métier et facilite le classement méthodique et l’application d’autres standards de documentation eCH, tel eCH-0158, dans le contexte de la transformation numérique; il s’adresse aux architectes d’entreprise, aux business analystes, aux gestionnaires de processus, aux responsables de processus et aux équipes de processus. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0074/2.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, §1.2 « Positionnement » et §1.3 « Vue d’ensemble »: l’unification de l’application du standard ISO Business Process Model And Notation (ISO 19510:2013) pour la représentation graphique des processus métier de l’administration publique suisse, standard qui admet une multitude d’options de modélisation et de degrés de liberté; le but de rendre les processus lisibles du côté métier comme du côté informatique; la restriction délibérée de la quantité de types de diagrammes et de symboles disponibles ainsi que de leurs usages possibles, afin de diminuer la complexité des diagrammes et d’augmenter leur clarté; enfin les motifs de processus prescrits, qui permettent une représentation uniforme de déroulements récurrents. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎ ↩︎
eCH-0158 version 1.2, résumé: l’annonce des deux annexes, « Modélisation des prestations dans les diagrammes BPMN » et « Palette de symboles étendue pour la modélisation analytique ». https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0140 version 1.0, §3 « Classement », rubrique d) « Moyens de mise en œuvre », et §5.2: le renvoi à eCH-0074 sous le titre Geschäftsprozesse grafisch darstellen - Der Einsatz von BPMN aus Geschäftssicht, présenté comme une introduction orientée pratique à la représentation BPMN des processus métier, ainsi que le renvoi à eCH-0096 BPM-Starter Kit. La version 2.2 de eCH-0074, du 5 juin 2020, porte le titre Grundsätze zur grafischen Modellierung von Geschäftsprozessen, sous lequel eCH-0158 §1.2 la cite. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0140/1.0 ↩︎
eCH-0140 version 1.0, §5 « Prescriptions de documentation » et §5.1 « Liste des caractéristiques de description »: la description uniforme repose sur une liste normalisée de caractéristiques de description et sur une notation normalisée; la liste comporte pour chaque caractéristique un numéro, le nom de la caractéristique, une explication assortie d’un exemple, une occurrence déclarant l’entrée requise ou optionnelle, enfin une source renvoyant aux standards existants; les utilisateurs peuvent l’étendre au besoin, avec la recommandation de s’accorder au préalable avec le groupe spécialisé eCH « Processus métier ». https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0140/1.0 ↩︎
eCH-0140 version 1.0, §5.2 « Notation graphique (standard BPMN) »: les diagrammes de processus et de sous-processus sont saisis selon le standard neutre en produits Business Process Model and Notation (BPMN), version 2.0; pour la documentation métier des processus, c’est le type de diagramme « diagramme de collaboration » qui s’emploie. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0140/1.0 ↩︎ ↩︎
eCH-0140 version 1.0, §4.1 « Processus »: les quatre perspectives utiles selon les intérêts des acteurs, la vue interne d’une unité administrative sur les processus de son domaine de compétence, la vue collaborative entre organisations tournée vers le pilotage et la collaboration d’acteurs autonomes, la vue du bénéficiaire sur ses démarches auprès des autorités, la vue du bénéficiaire sur son propre processus. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0140/1.0 ↩︎
eCH-0140 version 1.0, §4.1.1 « Processus local »: les services administratifs s’occupent en priorité de la compréhension et de la gestion de leurs propres processus locaux, vue interne de l’organisation; cette vue de l’intérieur vers l’extérieur reflète des besoins locaux d’orientation stratégique et de maîtrise métier des processus relevant du domaine de compétence propre. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0140/1.0 ↩︎
eCH-0140 version 1.0, §4.1.2 « Processus de coopération (processus public) »: l’interopérabilité organisationnelle suppose une vue externe commune et convenue du jeu des prestations et des processus entre administrations; en accord avec le standard Business Process Model and Notation, les expressions processus de coopération et processus public désignent la représentation des déroulements coopératifs; du point de vue de la production coopérative d’une prestation, les processus locaux de production sont des boîtes noires, et il n’y a pas de nécessité matérielle d’agir de l’extérieur sur le déroulement local dès lors que les prescriptions eCH de description et de documentation sont respectées; dans une vue de coopération, seuls doivent être rendus transparents les éléments de prestation, déroulements, transitions de traitement et participants nécessaires à une collaboration réglée et coordonnée. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0140/1.0 ↩︎
eCH-0074 version 2.2, §2.1 « Buts de la modélisation »: les buts de la modélisation doivent être définis dans le cadre de la gestion des processus métier d’une unité administrative, les processus administratifs devant satisfaire simultanément des exigences de légalité, des buts stratégiques et des buts d’exploitation; la description métier des prestations et la représentation graphique des processus sont durables lorsqu’elles sont ancrées stratégiquement et opérationnellement comme élément défini de la gestion des processus métier, dont la direction assume la responsabilité. La clause énumère ensuite des exemples de buts de modélisation et recommande de conduire les projets sur la base d’un modèle de procédure uniforme. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0074/2.2 ↩︎
eCH-0074 version 2.2, §2.2 « Principes de modélisation » et ses huit sous-clauses §2.2.1 à §2.2.8, dans l’ordre du tableau: Richtigkeit, Relevanz, Wirtschaftlichkeit, Klarheit, Vergleichbarkeit, Zweckmässigkeit und Angemessenheit, Vollständigkeit, Regelbasierung und Methodenkonformität. Une note de §2.2 précise que les recommandations eCH s’appuient largement sur les recommandations de modélisation d’Algermissen, et chaque sous-clause se termine par un conseil de praticien. Le §2.2.1 renvoie aux conventions supplémentaires de eCH-0158 comme moyen d’une application uniforme du standard, et le §2.2.8 exige un règlement BPMN interne à l’organisation ainsi que des concepts d’approbation documentant les états de traitement et de validation. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0074/2.2 ↩︎
eCH-0074 version 2.2, §3 « Considérations sur l’implémentation des modèles de processus »: la mise en œuvre des modèles de processus métier en flux de travail, résumant un rapport d’expérience sur le soutien des processus métier par les systèmes de gestion des affaires (GEVER); la composante de flux de travail de ces systèmes repose sur un petit nombre de briques de processus normalisées, dont « pour traitement », « pour visa », « pour prise de position » et « pour approbation », qui reproduisent le noyau pragmatique des activités déterminées métier et rendent le processus exécutable; implémenter un processus documenté revient à lui affecter les briques génériques nécessaires puis à les implémenter comme modèle de processus; d’où la question du rapport entre modèle métier et modèle de flux de travail, de leur identité éventuelle et de l’explication des écarts. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0074/2.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, §3.1 « Introduction »: la table de lecture des chapitres suivants, avec pour chaque élément BPMN sa description accompagnée du symbole, ses variantes avec leurs symboles, ses conventions de nommage complétant le chapitre 2, ses attributs requis et optionnels, enfin ses conventions de modélisation, illustrées d’un exemple conforme à eCH-0158 et d’un exemple non conforme. Le chapitre 2 rassemble les conventions générales, avec §2.1 « Conventions de numérotation », §2.2 « Conventions de description », §2.3 « Conventions de représentation » et §2.4 « Règles de gestion ». https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, §1.4 « Groupe cible », §1.5 « Avantages » et §1.6 « Accents »: les conventions s’adressent comme prescription aux personnes qui modélisent, documentent et doivent comprendre des processus; l’emploi de règles et de motifs d’usage uniformes facilite la compréhension et l’échange de modèles par delà les frontières des unités d’organisation et des institutions, et évite qu’un modèle soit redocumenté selon d’autres règles pour servir ailleurs; les modèles doivent enfin être lisibles par des personnes sans connaissances préalables, l’emploi des symboles étant expliqué de façon qu’un débutant les emploie correctement. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, §4.1 « Procédure de rappel à plusieurs degrés »: la procédure démarre à l’échéance d’un délai ordinaire, peut comporter un ou plusieurs degrés selon que des rappels successifs sont prévus, et se termine en règle générale par une réponse ou une réaction du partenaire ou par un abandon après le passage sans succès du dernier degré; plutôt que de représenter chaque degré, l’approche de modélisation rend la procédure dynamique, l’activité « déterminer la suite à donner » décidant sur la base de règles de gestion si d’autres degrés suivent. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, §4.2 « Conduire une séance »: la préparation et la participation se déroulent dans des pools différents, de sorte que la séance comme unité n’est pas modélisée; l’approche visualise la séance en modélisant graphiquement les participations les unes sous les autres à la verticale et en réunissant ces activités dans un groupe « Séance ». https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, §4.3 « Boucle de contrôle avec retour des mêmes données »: le bon à tirer qui arrive est contrôlé, les corrections éventuelles sont communiquées à l’imprimerie, qui livre un nouveau bon à tirer, la boucle se répétant jusqu’à ce que l’ordre d’impression puisse être donné; la boucle de correction revient en amont de l’événement de message, puisque le bon à tirer corrigé ne peut être contrôlé de nouveau qu’une fois arrivé. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, §4.4 « Boucle de contrôle avec retour de données différentes »: en cas de demande incomplète, les pièces manquantes sont réclamées, et dès leur arrivée la demande est de nouveau contrôlée quant à sa complétude, d’autres pièces étant réclamées au besoin jusqu’à ce que la demande soit complète; le contrôle des pièces commence à chaque fois après leur arrivée, les pièces reçues n’étant pas nécessairement celles qui avaient été demandées initialement, à la différence du motif du chapitre 4.3. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, §1.7 « Niveaux de modélisation »: les trois niveaux repris de eCH-0074, descriptif, analytique et exécutable, et la limitation explicite des présentes conventions au niveau descriptif; la description de ce niveau comme représentation du processus du point de vue métier, avec le déroulement normal, les événements de début et de fin, les divisions, les variantes de processus, les responsabilités et la communication avec les partenaires extérieurs; l’exemple du renoncement à l’événement intermédiaire de message en émission, au motif que du point de vue métier l’envoi d’un message n’a pas lieu automatiquement mais suppose toujours une activité; enfin le renvoi au chapitre 3 pour les éléments BPMN du niveau descriptif. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎ ↩︎
OMG, Business Process Model and Notation (BPMN), version 2.0.2, §2.2 « Process Modeling Conformance », §2.2.1 « BPMN Process Types » et §2.2.2 « BPMN Process Elements »: l’inventaire de la conformité de modélisation de processus, les trois critères à satisfaire pour revendiquer une sous-classe, puis le tableau 2.1 « Descriptive Conformance Sub-Class Elements and Attributes », qui porte
participant (pool),laneSet,sequenceFlow (unconditional),messageFlow,exclusiveGateway,parallelGateway,task (None),userTask,serviceTask,subProcess (expanded),subProcess (collapsed),CallActivity,DataObject,TextAnnotation,association/dataAssociation,dataStoreReference,startEvent (None),endEvent (None),messageStartEvent,messageEndEvent,timerStartEvent,terminateEndEvent,documentationetGroup; enfin le tableau 2.2 « Analytic Conformance Sub-Class Elements and Attributes », qui s’ajoute intégralement au précédent et porte notammentsequenceFlow (conditional)etsequenceFlow (default),sendTasketreceiveTask, les caractéristiques de boucle et d’instances multiples,inclusiveGatewayeteventBasedGateway, les événements intermédiaires de lien, les événements de début et de fin de signal, les événements de message en capture, en émission et de bord, la minuterie intermédiaire en capture et de bord, l’erreur de bord et l’événement de fin d’erreur, l’escalade, le signal intermédiaire et de bord,conditionalStartEvent, l’événement intermédiaire de condition en capture et de bord, enfin l’attributmessageRefajouté au flux de message. La tâche de règle métier, décrite en §10.3.3.1 « Types of Tasks », ne figure dans aucun des tableaux 2.1, 2.2 et 2.3, et relève donc de la classe complète. ↩︎ ↩︎ ↩︎eCH-0158 version 1.2, chapitre 3, variantes énumérées sous la rubrique « Ausprägungen » de chaque élément: §3.3 « Pool », pool ouvert et pool fermé; §3.4 « Lane »; §3.5.1 « Événement de début », événement de début neutre, de message, de condition et de minuterie; §3.5.2 « Événement intermédiaire », événement intermédiaire de message entrant, de minuterie et de condition, tous en capture; §3.5.3 « Événement de fin », événement de fin neutre seul; §3.6 « Activité », tâche et sous-processus réduit; §3.7 « Gateways », passerelle exclusive (XOR), inclusive (OR), parallèle (AND) et événementielle; §3.8 « Flux de séquence »; §3.9 « Flux de message »; §3.10 « Commentaire », rattaché à son élément par une association pointillée et sans portée sur la logique du déroulement; §3.11 « Groupes », qui réunit des éléments liés et ne remplace pas les couloirs. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, §3.6 « Activité »: le terme activité couvre la tâche comme le sous-processus et n’est pas synonyme de tâche; une tâche est un pas de travail indivisible; le sous-processus représente un processus d’un niveau inférieur de l’architecture de processus et est décrit dans un diagramme propre, créé pour raccourcir ou simplifier une représentation ou lorsqu’un déroulement doit être réutilisé à plusieurs endroits; les sous-processus sont représentés réduits; une activité est suivie d’exactement un flux de séquence; une tâche comportant un contrôle est toujours suivie d’une passerelle. L’annexe 2 ne revient pas sur la vue développée. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, annexe Palette de symboles étendue pour la modélisation analytique, résumé, §1.2 « Vue d’ensemble », §1.3 « Groupe cible » et §1.4 « Niveau de modélisation »: l’extension de la palette de symboles du standard eCH-0158, standard de modélisation descriptive des processus métier, aux fins de la modélisation créatrice et analytique; l’apport d’éléments BPMN supplémentaires à une définition approfondie des exigences, comme base de la transformation numérique des processus métier de l’administration publique; le lectorat visé, gestionnaires de processus, business analystes et architectes d’entreprise; enfin la déclaration explicite du niveau analytique, avec renvoi au chapitre 2.2.6 de eCH-0074. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, annexe 2, §2.1 « Introduction »: la table de lecture des conventions définies aux chapitres 2.2 à 2.5, avec pour chaque élément une description accompagnée du symbole, des règles de nommage et de représentation, les attributs requis et optionnels, enfin un motif de processus montrant l’élément dans son contexte; la précision que les attributs optionnels sont une recommandation de pratique, sans influence sur la conformité au standard et sans critère de contrôle associé. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, annexe 2, §2.2 « Activités: tâches et sous-processus »: §2.2.1 la tâche utilisateur, exécutée manuellement par un utilisateur, le cas échéant à l’aide d’un appareil technique ou d’une interface; §2.2.2 la tâche de service, exécutée sans intervention humaine; §2.2.3 la tâche de règle métier, employée pour prendre des décisions sur la base de conditions multiples et piloter la suite du déroulement, manuellement par exemple au moyen d’une liste de contrôle ou par une application centrale de règles de gestion; §2.2.4 l’activité d’appel globale, réutilisable et appelable dans plusieurs pools d’un diagramme ou dans plusieurs diagrammes, représentée à bord épais et déclinée en tâche globale neutre, de service, utilisateur et de règle métier; §2.2.5 le sous-processus d’appel global, processus global réutilisable appelé ou incorporé dans plusieurs processus, également à bord épais et étiqueté du nom du processus réutilisé. Toutes sont étiquetées d’un objet et d’un verbe à l’infinitif. Le nom allemand de la troisième est Geschäftsregel-Tätigkeit, rendue ici par tâche de règle métier comme au chapitre sur les tâches. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎ ↩︎
eCH-0158 version 1.2, annexe 2, §2.3 « Événements »: §2.3.1 l’événement de début de condition, §2.3.2 l’événement intermédiaire de condition en capture et §2.3.4 l’événement intermédiaire de message entrant, tous trois déjà admis par le chapitre 3 du standard; puis §2.3.3 l’événement intermédiaire de message en émission, §2.3.5 l’événement intermédiaire d’erreur attaché et interruptif, qui interrompt l’activité en cours et ouvre un chemin alternatif, §2.3.6 la minuterie intermédiaire attachée et interruptive, à double bordure continue, §2.3.7 la minuterie intermédiaire attachée et non interruptive, à double bordure interrompue, employée lorsque l’activité se poursuit et qu’un chemin supplémentaire est emprunté, §2.3.8 l’événement de fin de message, qui déclenche à la fin du processus un message vers un autre processus ou participant et s’accompagne d’un flux de message vers le destinataire, §2.3.9 l’événement de fin de terminaison, qui marque toujours une fin anormale du processus et termine immédiatement tous les chemins parallèles actifs. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, annexe 2, §2.4.1 « Passerelle événementielle »: la passerelle événementielle sert à attendre la survenance de l’un de plusieurs événements possibles, le chemin correspondant à l’événement survenu le premier étant emprunté; l’emploi d’un événement intermédiaire de minuterie est souvent nécessaire pour éviter un interblocage du processus; la passerelle n’est pas étiquetée, et les événements intermédiaires qui la suivent sont étiquetés selon le chapitre 3.5.2 de eCH-0158. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, annexe 2, §2.5 « Éléments d’information »: §2.5.1 le magasin de données avec une ou plusieurs associations de données orientées, employé pour modéliser les flux de données en lecture et en écriture depuis et vers des magasins ou des bases de données, la direction de la flèche indiquant le sens de l’accès et deux associations étant tracées lorsque les données circulent dans les deux sens; §2.5.2 l’objet de données avec une ou plusieurs associations de données orientées, employé pour modéliser les flux de données à l’intérieur du déroulement, l’écriture étant représentée par une association dirigée vers l’objet et la lecture par une association partant de lui. Le §2.6 réunit tous les symboles définis aux chapitres 2.2 à 2.5 dans un exemple de processus fictif, à l’exception de l’événement de début de condition et de la minuterie attachée interruptive. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, annexe 2, §2.3.3 « Événement intermédiaire de message en émission »: employé lorsqu’un message est envoyé à un participant extérieur pendant l’exécution du processus, il est étiqueté du but ou du contenu du message; pour un message à envoyer, il est permis de modéliser un événement intermédiaire de message en émission ou un flux de message partant d’une activité; les attributs requis sont la désignation et un flux de message sortant vers un participant collaborant. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, annexe Modélisation des prestations dans les diagrammes BPMN, résumé et §2.1 « Introduction »: les processus ne sont pas une fin en soi et ont pour but la production d’une prestation ou d’un produit, les prestations à fournir étant données par la stratégie d’entreprise ou, dans l’administration publique, par un mandat légal en vertu du principe de légalité; la réalisation de processus continus par delà les frontières administratives repose sur la mise en relation des prestations des services compétents et sur la définition d’architectures de prestations; dans la représentation BPMN des processus de l’administration publique, la représentation visuelle et l’identification d’une prestation selon l’inventaire des prestations constituent une information indispensable; enfin la phrase selon laquelle eCH-0158 emploie les degrés de liberté du standard BPMN exclusivement à cette fin. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎ ↩︎
eCH-0158 version 1.2, annexe 1, §2.2 « Mise en œuvre en BPMN »: dans un diagramme BPMN, la modélisation d’une prestation s’effectue au moyen d’un élément de message BPMN, le long d’un flux d’information; l’objet de données « message » est marqué en rouge et complété le cas échéant de l’identification de la prestation et de sa désignation selon l’inventaire des prestations; l’exemple de mise en œuvre « décider d’une demande d’autorisation de construire », repris du cadre conceptuel eCH-0126, modélise le processus du point de vue commun d’autorités qui collaborent, c’est-à-dire comme processus public; les prestations peuvent être modélisées de la même manière dans les représentations BPMN de processus locaux. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, §2.3.3 « Couleur »: les couleurs sont par principe à éviter, ce qui accroît l’uniformité et donc la comparabilité des diagrammes, réduit les barrières liées aux déficiences de la vision des couleurs et assure une représentation correcte sur les impressions en noir et blanc; lorsque la lisibilité y gagne, des couleurs peuvent être attribuées avec retenue aux types d’éléments, tous les événements de début en vert par exemple, ou à des éléments particuliers, les activités relevant du système de contrôle interne en rouge, selon un concept de couleur clair. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, §3.2 « Diagramme »: le diagramme décrit intégralement le processus du point de vue de l’unité qui modélise et est nommé d’un substantif antéposé et d’un verbe à l’infinitif; l’attribut requis est la désignation, et les attributs optionnels sont l’état IST ou SOLL, le propriétaire du processus, la prestation fournie selon l’inventaire des prestations, le responsable de la prestation, l’auteur, les documents externes, le statut, la date de dernière modification, la classification, la date de validation, l’auteur de la validation et une brève description; les conventions de modélisation demandent le format paysage, A3 au maximum, des symétries graphiques rendant la structure du déroulement visible, une modélisation de gauche à droite et de neuf à quinze activités au maximum par diagramme. La convention de représentation de §2.3.2 « Taille » demande en outre une taille et une forme constantes par type d’élément. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎
eCH-0158 version 1.2, §3.3 « Pool », conventions de modélisation: les processus sont modélisés dans des pools ouverts, les pools fermés ne contenant aucun élément; en règle générale, seul le pool propre est représenté ouvert; chaque pool ne figure qu’une fois par diagramme; dans chaque pool ouvert est modélisé exactement un processus complet. https://www.ech.ch/fr/ech/ech-0158/1.2 ↩︎

